Ali Douraki (connu sous le nom d’Abd al-Al Douraki), poète et activiste culturel arabe de 60 ans, a été arrêté le mardi 12 Aban 1405 par des agents du ministère du Renseignement à son domicile situé dans le quartier de Mashali à Ahwaz et a été transféré vers un lieu inconnu.
Selon le rapport de Mowj Ahwaz, avant son arrestation, ce poète ahwazi avait été contacté par téléphone et invité à se rendre au bureau de presse du ministère du Renseignement, et une convocation avait également été envoyée par le tribunal. Cependant, M. Douraki, en raison d’une maladie cardiaque aiguë et d’un antécédent de chirurgie cardiaque, n’était pas en mesure de se rendre dans ces institutions. Finalement, les agents de sécurité, ignorant son état de santé précaire et son besoin urgent de soins médicaux, se sont rendus à son domicile et l’ont arrêté.
Ali (Abd al-Al) Douraki, fils d’Abdolreza, avait déjà été soumis à des convocations répétées, des arrestations et avait purgé environ cinq ans de prison en raison de ses activités politiques et culturelles pacifiques. En 1403, il avait également été arrêté et jugé par le tribunal révolutionnaire d’Ahwaz pour des accusations telles que « propagande contre le régime » et « insulte à la direction », après quoi il avait été libéré sous caution en attendant le verdict final.
L’Organisation Karoun des Droits de l’Homme considère l’assaut à son domicile et l’arrestation d’activistes culturels comme une violation flagrante des droits fondamentaux, notamment le « droit à la liberté d’expression et de pensée » et la « liberté de réunion ».
De plus, l’arrestation arbitraire d’une personne ayant des antécédents de maladie cardiaque et son éventuelle privation d’accès à des médicaments, à un médecin spécialiste et à un environnement calme constitue une mise en danger directe de son « droit à la vie » et de son « droit à la santé ». La nature exacte des nouvelles accusations, l’entité responsable de l’arrestation, le lieu de détention et l’accès à un avocat et à des soins médicaux pour cet activiste culturel demeurent incertains. Nous demandons la fin de cette dissimulation, la garantie de sa santé physique, un accès immédiat aux soins médicaux et la libération inconditionnelle de ce poète ahwazi.