Des rapports parvenus à l’Organisation Karoun des Droits de l’Homme indiquent que deux citoyens arabes sunnites, après environ un an de détention, demeurent dans une situation d’incertitude et sont toujours placés en détention provisoire dans la prison de Sheiban à Ahwaz.
Les identités de ces deux détenus ont été confirmées : Ayoub Heydari (30 ans, marié, fils de Jom’e) et Sadegh Sari (29 ans, marié et père de deux enfants, fils de Haj Kazem).
Selon les informations reçues, le dossier de ces deux citoyens sunnites est actuellement examiné par la deuxième chambre du tribunal révolutionnaire d’Ahwaz, présidée par le juge Kati. Malgré le fait qu’un an se soit écoulé depuis leur arrestation, ce magistrat a jusqu’à présent refusé de rendre un verdict final ou de transformer leur détention provisoire en liberté sous caution. La poursuite de cette situation impose non seulement des conditions de détention difficiles à ces deux citoyens, mais met également leurs familles (en particulier les épouses et les jeunes enfants de Sadegh Sari) sous une pression psychologique et économique intense.
Les pressions, les détentions prolongées et l’incertitude laissée sur les citoyens et les activistes sunnites dans la région d’Ahwaz constituent l’un des outils systématiques des institutions de renseignement et judiciaires iraniennes pour réprimer les libertés religieuses et instaurer un climat de terreur.
L’Organisation Karoun des Droits de l’Homme considère que la prolongation de la détention provisoire et le refus du droit à un procès équitable constituent une violation manifeste des normes des droits de l’homme et un exemple flagrant de torture psychologique des détenus et de leurs familles.
Cette organisation exprime sa préoccupation concernant la situation d’Ayoub Heydari et de Sadegh Sari dans la prison de Sheiban et appelle à mettre fin à la procédure illégale de la deuxième chambre du tribunal révolutionnaire d’Ahwaz, à cesser la fabrication de dossiers contre les minorités religieuses et à libérer immédiatement et sans condition ces deux citoyens.